DESMOCERUS PALLIATUS (Coleoptera : Cerambycidae)
Le collectionneur d'insectes québécois rêve de posséder
ce magnifique insecte dans sa collection. Pour ce faire, il faut examiner les
fleurs, car les adultes se nourrissent de pollen, mais aussi le feuillage autour...Cet
insecte coléoptère recherche le sureau. La femelle y pond les
oeufs dans les tiges, près du sol. Le naturaliste doit
chercher les larves dans ces tiges. Elles se déplacent vers les racines
et les pupes se trouvent dans le sol environnant. Les adultes émergent
au printemps et tôt en été. La vie active des adultes se
déroule de juin à septembre.
Raymond Hutchinson
ERISTALIS SP. (Diptera : Syrphidae)
Plusieurs naturalistes pensent que cette mouche à fleurs est une abeille
lorsqu'ils la voient, en raison d'une ressemblance générale, mais
superficielle, entre cette mouche et l'abeille de la ruche. Un examen attentif
supprime toute équivoque. Il s'agit bien d'une mouche. Les adultes jouent
un rôle non négligeable dans la pollinisation. Les larves vivent
dans de l'eau souvent polluée et apparemment dans des carcasses en décomposition.
On dit que ce sont des larves ''queues de rats'' en raison de leur apparence
allongée. Les adultes se nourrissent du nectar des fleurs, par exemple
les marguerites qui, curieusement, ''exhalent'' une légère odeur
de putréfaction. Les
éristales mâles occupent des territoires au-dessus des fleurs et
y attendent les femelles en vue de l'accouplement. Cet insecte important joue
un double rôle dans l'économie de la nature, soit de recylage de
la matière en décomposition au stade larvaire et de pollinisateur
au stade adulte. Il faut apprendre à en apprécier la valeur
et leur permettre de survivre...
Raymond Hutchinson.
GLAUCOPSYCHE LYGDAMUS COUPERI (Lepidoptera)
Ce petit papillon, qui marie le bleu et le gris, est une présence familière
du début de mai au début de juillet, au moins dans le sud du Québec.
Le naturaliste peut le voir en train de voler rapidement près de la végétation
presque au niveau du sol. Les chenilles se nourrissent de diverses espèces
de plantes-hôtes, notamment de la famille des Légumineuses et sont
très recherchées par diverses espèces de fourmis. En effet,
ces chenilles exsudent une substance sucrée, un ''miellat'', qui attirent
les fourmis gourmandes. Celles-ci caressent l'abdomen des chenilles avec leurs
antennes pour les inciter à donner la délicieuse et précieuse
substance.
Raymond Hutchinson
* * *
Pour en connaître un peu plus sur les insectes, lisez gratuitement le feuillet portant sur les papillons (format PDF) ! Ou cliquez-ici pour vous rendre à la page des feuillets épuisés.
Vous pouvez également en
apprendre beaucoup avec les tracts suivants :
- 4: Coup d'oeil sur le monde des insectes
- 8: La récolte et la conservation des insectes
pour l'étude et la collection
- 16: Les chenilles à tente
- 37: Le maringouin
- 41: Un bijou de la nuit, le téléa polyphémus
- 54: Le dytique
- 56: La mouche noire, terreur des Laurentides
- 71: Les phryganes
- 75: La récolte des araignées
Ou en rendant à la page des tracts épuisés.
Vous pouvez aussi lire des articles
déjà paru dans notre revue "Les Naturalistes" :
Une chronique sur la vie et l'étude
des insectes. - Décembre 1997 - Numéro 1
Une mouche, grande amie des fleurs. -
Mars 1998 - Volume 1 - Numéro 1
Une jolie libellule qui pourrait devenir
l'insecte-emblème du Québec. - Juillet 1998 - Volume 1 -
Numéro
2
