L'ours blanc


Savez-vous quel est l’animal du Grand Nord que l’on a surnommé Nanook, roi des glaces et ours des glaces?

Si vous avez répondu l’ours blanc, vous avez devinez juste!

Beaucoup d’entre nous n’avons jamais vu d’ours blanc, sauf dans les jardins zoologiques. Mais ses surnoms vous donnent déjà une idée des régions où il vit à l’état sauvage. On ne rencontre des ours blancs que dans le Grand Nord.

Peu d’animaux pourraient survivre dans le Grand Nord en hiver. Mais les ours blancs sont adaptés pour vivre au froid. En fait, si on organisait des jeux olympiques dans ces contrées glacées, l’ours blanc se classerait certainement en tête aux épreuves de chasse, de résistance au froid et peut-être même à celle de natation. Pas mal, n’est-ce pas? Découvrons ensemble ce champion de la survie dans le Grand Nord.

Dans les eaux glaciales

Imaginez la surprise d’un ourson blanc lorsqu’il trempe pour la première fois la patte dans l’eau glaciale arctique. Brrr!

Quand ils partent en expédition de chasse, les ours blancs doivent quelquefois traverser des étendues d’eau. Il est donc impératif qu’un ours apprenne à nager dès son plus jeune âge. Mais qu’est-ce que l’eau peut être froide!

Pour convaincre ses petits de se mettre à l’eau, l’ourse plonge la première et s’éloigne un peu. Les oursons s’approchent timidement du rivage tout en poussant des petits cris plaintifs. L’un d’eux finit par se jeter à l’eau pour rejoindre sa mère. Très vite, un autre l’imite… Au bout de quelques minutes, les oursons semblent commencer à trouver l’expérience agréable. Il ne leur faut pas longtemps pour s’y trouver aussi à l’aise que leur mère.

Au pays des ours blancs

Imaginez que vous êtes dans un pays où il n’y a ni arbre ni herbe, que de la glace et de la neige. Il fait sombre, même en plein milieu de la journée. Un vent glacial vous pénètre jusqu’aux os. Vous jetez un coup d’œil au thermomètre : la température est bien en-dessous de zéro. N’en avez-vous pas des frissons rien que d’y penser?

Vous venez de faire un voyage imaginaire au pays des ours blancs, en hiver. L’ours blanc vit dans les régions qui cernent l’Arctique, cet océan qui baigne le Pole Nord. L’ours blanc se nourrissant surtout de phoques, il passe la majeure partie de son temps aux abords des côtes, là où séjournent les phoques.

En été, l’Arctique est complètement différent. La neige et la glace fondent, et le sol se couvre de plantes et de fleurs multicolores. En cette saison, certains ours blancs gagnent l’intérieur des terres pour se nourrir de plantes, de baies et de petits animaux, mais la plupart suivent les phoques qui vont plus au nord pour trouver du poisson.

À l’aise par temps froid

La fourrure de l’ours blanc se compose de deux épaisseurs. Près de la peau, des poils de bourre épais et courts emprisonnent l’air chaud qu’exhale son corps. Ceux-ci sont recouvert des jarres, poils longs et lustrés, sur lesquels l’eau, la glace et la neige glissent, un peu comme sur un imperméable.

Lorsqu’un ours blanc sort de l’eau, il s’ébroue comme un chien pour débarrasser son poil de l’eau et de la glace.

Sous la peau, une couche de graisse ayant jusqu’à neuf centimètre d’épaisseur l’isole aussi du froid.

Il n’a pas froid aux pieds

Vous avez remarqué que c’est d’abord aux mains, aux pieds, aux oreilles et au nez que vous avez d’abord froid lorsque vous jouez dehors par une journée d’hiver glaciale. Les animaux sont comme nous. Ces parties de leur corps sont plus sensibles au froid, surtout leurs oreilles. Mais les oreilles velues de l’ours blanc sont toutes petites, et perdent ainsi moins de chaleur par temps glacial. Quant à la plante de ses pieds, elle est recouverte d’une épaisse fourrure; ces sortes de chaussons l’empêchent aussi de glisser sur la glace.

Une démarche d’ours

Essayez de marcher à quatre pattes, pieds et mains à plat, doigts et orteils tournées vers l’intérieur.

C’est peut-être difficile pour vous, mais pour l’ours, sa démarche est naturelle. Il parcourt ainsi de grandes distances sur son territoire de chasse. La plupart du temps, il va au petit trot de son air balourd. Mais s’il le faut, il peut franchir au galop une courte distance.

Sous l’eau

Parfois, l’ours blanc plonge et nage sous l’eau pour poursuivre un phoque ou éviter un bloc de glace à la dérive. Il n’a pas à se soucier d’avoir de l’eau dans les narines, car celles-ci s’obstruent hermétiquement. De plus, l’ours arrive à retenir son souffle pendant près de deux minutes.

Les ours blancs se sentent à l’aise dans l’eau. La prochaine fois que vous irez au zoo, amusez-vous à regarder les ours blancs nager dans la piscine. Il est probable que vous les verrez plonger, s’éclabousser. En somme, avoir du bon temps.